Interview – Marc Gicquel

Gicquel à Saint-RémyMarc Gicquel est un joueur français bien connu dans le paysage tennistique depuis de nombreuses années. Arrivé tardivement sur le circuit, il est encore aux portes du top 100, à un âge où certains sont capitaines de Coupe Davis. Rencontre.

Double Faute : Cette année, tu fais une super saison. Pour l’instant tu enchaînes les bons résultats avec ton titre à Saint-Rémy ; tu t’es qualifié à Metz et maintenant tu joues un 1/4 de finale à Mons. Y a-t-il quelque chose de différent cette année ?
Marc Gicquel : Non. Cette année, j’ai joué plus relax. Je n’ai pas joué de trop cet été car j’avais besoin de souffler. J’avais moins envie de jouer donc quand je jouais, l’envie était plus là. J’ai bien commencé la saison en faisant 1/2 à Nouméa ; je me suis qualifié à Miami et j’ai pratiqué un très bon tennis cette année.
Physiquement et tennistiquement tout va très bien. Là où ça pouvait pécher un peu, c’était plus mentalement. De temps en temps, il y a une petite lassitude : le fait de partir de chez soi, d’arriver sur le tournoi et pas forcément l’envie de jouer. Dans cet état là, c’était quitte ou double. Du fait d’être sur le terrain et ne pas avoir envie de jouer, je joue relax et tout peut bien se passer.

Tu disais que physiquement ça va bien. Les années passent… Ressens-tu plus de pépins physiques qu’au début de ta carrière ?
Non, non. Cette année, je n’en ai eu aucun. Physiquement, tout s’est bien passé. Sur l’ensemble de ma carrière, j’ai eu rarement de grosses blessures, peut-être deux. Par rapport à certains joueurs, j’ai été épargné.

Tu as eu de très bons résultats dans ta carrière et atteint ton meilleur classement en 2007. Tu as déjà une longue carrière derrière toi. Te fixes-tu encore des objectifs à atteindre ?
Cette année, on m’avait piqué sur l’objectif de revenir dans les 100 à 36 ans, chose que j’ai pu faire sur 2 semaines. C’est un objectif d’atteint et ça m’a fait plaisir. Ça a fait sourire pas mal de personnes.
Après, mon objectif pour l’année prochaine est de moins jouer le circuit et de plus jouer les tournois en France, les gros tournois français ATP 250 et CNGT aussi. Je vais alléger mon programme : ne pas voyager pour faire des petits challengers à l’étranger où ça devient de plus en plus dur pour moi.

Peux-tu nous raconter une anecdote qui t’est arrivée au cours de ta carrière ?
C’est délicat (rires). C’était au tournoi de Halle 2006 ou 2007. J’avais joué contre Benjamin Becker. Il avait servi à 208 km/h et je n’ai pas réussi à éviter la balle. Elle est arrivée à un endroit pas très bien placé. J’ai pu finir le match et le soir j’étais « out », j’ai fait un malaise vagal ; je n’étais pas bien. Le lendemain, j’ai dû abandonner. C’est ma petite anecdote. J’ai des photos qui sont assez drôles, avec le kiné (sourire).

« Quand on décide de repartir sur les Futures, c’est pour reprendre des points, pas pour gagner de l’argent »

Au niveau financier, ce n’est pas trop dur quand on est classé au-delà de la 100ème place mondiale ?
Ça peut être dur. Quand on est dans les 100 premiers ça va, on n’a pas à se plaindre. Après, quand on sort des 100, quand on se retrouve 200 et que comme moi je l’ai fait, on passe par les Futures, c’est un peu la galère. Mais après, quand on décide de repartir sur les Futures, c’est pour reprendre des points, pas pour gagner de l’argent. Avec l’année que je fais, ça passe mais il faut faire très attention à son argent et à ses économies.

Tu as des subventions de la Fédération ou des sponsors ?
Non rien du tout. Je suis trop vieux (sourire).

Ton fils est un passionné de tennis. Il joue déjà très bien. Est-ce que tu l’encourages dans cette voie ?
(sourire) Oui. Je le laisse faire ce qu’il a envie. Je ne le pousse pas. Si l’année prochaine, il a envie d’arrêter le tennis, je ne vais pas le forcer à continuer et tant qu’il adore jouer et qu’il prend beaucoup de plaisir sur le terrain, ça me convient très bien.

Les chaussures roses sont à la mode cette année car beaucoup de joueurs en portent…
Oui je les aime bien. Elles sont très confortables en plus et j’aime bien le rose.

Serais-tu prêt à jouer en double avec Lukas Rosol ? [avec qui il s’était un peu accroché dans un challenger en 2011]
J’en ai joué un car on est dans la même équipe en Bundesliga. La première rencontre, on l’a jouée ensemble. On a fait 2 doubles. Il faut être tolérant (sourire).

Merci à Marc pour sa disponibilité, et bonne chance pour la fin de saison !

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Une réponse à Interview – Marc Gicquel

  1. Bravo Marco
    Bonne chance pour Rennes et pour tous les autres tournois qui suivront.
    Ce soir je sera sur TV Rennes à 18H45 pour te voir jouer, promis!
    Un fan breton

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