Portrait : Kenny De Schepper

Prénom : Kenny

Nom : De Schepper

Surnom : King Kenny, Terminator (cf. le twitter du joueur de doubles James Cluskey)

Kenny De Schepper vient de gagner le challenger de Mons après être sorti des qualifications. Portrait.Kenny naît à Bordeaux en 1987. Il est de la même génération que Jérémy Chardy (également né en 1987), et fait partie du Pôle espoirs de Poitiers. Son père, belge, est un ancien pro de squash : on a l’habitude de la raquette chez les De Schepper. D’ailleurs, son petit frère Joffrey est également tennisman.

A 18 ans, Kenny est sur le point d’abandonner le tennis, doutant de sa capacité à devenir joueur pro. « Il fallait que je fasse évoluer mon jeu, que j’aille plus vers l’avant et je suis passé au revers à une main. Je n’avais pas de coup d’attaque, je ne faisais jamais un chop, je n’allais quasiment jamais au filet. »

Et en plus, le « petit » Kenny souffre à l’époque de problèmes de croissance : « J’ai pris une vingtaine de centimètres en un an et j’avais des blessures au dos, au genou, un peu partout. »

Finalement, après deux ans d’arrêt, Kenny – qui mesure maintenant 2m02 et pèse 100 kgs – réussit à entrer dans le monde impitoyable de l’ATP, et ne cesse de progresser : 1353ème ATP  fin 2008, 726ème fin 2009, 470ème fin 2010.

Kenny se révèle au grand jour au challenger de Quimper en début d’année 2011. Sortant des qualifications, le gaucher distribue les aces – comme un certain barbu distribuait les petits pains – tout au long de la semaine. Il perd en finale contre David Guez, mais sait qu’il est sur la bonne voie. « Je n’ai pas l’impression qu’il y ait eu un déclic particulier, c’est plus la continuité d’une progression particulière. J’ai changé mon jeu assez tard et il fallait un peu de temps. Je ne suis pas non plus surpris : j’ai beaucoup travaillé en novembre et décembre et je suis surtout heureux que ça paye. », déclare-t-il à l’époque.

C’est donc en toute logique qu’il joue son premier match sur le grand circuit à Wimbledon 2011, après être sorti des qualifs avec des victoires sur Matt Ebden et Simone Bolelli. Le gazon est sans doute la meilleure surface pour son jeu de service-volée. Malheureusement, Kenny s’incline en 5 sets contre Olivier Rochus (qui lui rend 30 centimètres), après avoir mené 2 sets à rien.

Sa forme continue pendant l’été et King Kenny gagne son premier titre challenger sur les courts rapides de Pozoblanco en Espagne,  avant d’atteindre une autre finale de challenger à Recanati, en Italie (battu par Fabrice Martin, un autre gros serveur).

Epuisé par le rythme du grand circuit qu’il découvre pour la première saison, Kenny termine l’année par 7 défaites au premier tour. Mais il atteint la 139ème place en décembre, son meilleur classement de fin de saison, après avoir atteint la 132ème place durant l’été.

Cette saison, le protégé de Jean-Christophe Dupont a gagné son premier match sur le grand circuit. Après être de nouveau sorti des qualifs à Wimbledon, Kenny bat l’allemand Matthias Bachinger. « Ça fait du bien cette première victoire sur le grand circuit. Ça fait un moment que je joue bien, je progresse et la surface me va bien », dit-il à l’Equipe.

A Mons, Kenny a battu des joueurs d’expérience du top 100 comme Nicolas Mahut ou Olivier Rochus, contre qui il a servi 32 aces en 3 sets. « Trente-deux aces, cela signifie que j’ai été ramasseur de balles pendant un set et demi ! Dans le dernier set, je n’ai rien pu faire. Ce n’est pas un hasard s’il est en finale… », déclara le petit belge après la demie-finale.

Passe-Partout félicite Géant Vert pour sa victoire dans le match des célébrités.

En finale contre Mickael Llodra, Kenny a montré ses progrès sur le plan mental. Malgré aucune balle de break convertie sur 8 possibles, il est resté calme et a remporté les tiebreaks des premier et dernier sets : 7/6(7) 4/6 7/6(4). Bien sûr, ce n’était pas le meilleur joueur des (quelques) échanges de fond de court, et sa volée est encore perfectible, mais Kenny a compensé par un fort pourcentage de 1ers services (73% en finale, pour 21 aces), et quelques très bons retours de service.

Les chiffres de sa semaine belge sont assez incroyables : 8 matchs, 5 tiebreaks remporté sur 5 disputés, 136 aces (17 en moyenne par match). Mons-trueux !

Ses ambitions étaient d’atteindre le top 100 et de disputer des Grand Chelem. Avec très peu de points à défendre d’ici la saison 2013 de gazon, pas de doute que ce n’est qu’une question de temps. Le secret de King Kenny ? « Y croire et bosser. »

English version : http://www.tennisalternative.com/kenny-de-schepper-player-profile-rn1733.html

Sources

http://www.lavoixdessports.com/Local/Metropole-Lilloise/2011/03/11/article_kenny-de-schepper-aimerait-faire-un-pas.shtml

http://www.ladepeche.fr/article/2011/06/21/1111291-de-schepper-s-invite-chez-les-grands.html

http://www.sudouest.fr/2010/10/20/moi-kenny-563e-mondial-216726-2897.php

http://www.sudouest.fr/2011/02/15/finaliste-a-quimper-kenny-de-schepper-debarque-dans-le-top-300-318629-3121.php

http://www.dhnet.be/sports/tennis/article/410470/rochus-cela-va-me-redonner-le-moral.html

 

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2 réponses à Portrait : Kenny De Schepper

  1. Toujours aussi bon !
    Merci !

  2. Pingback: Interview - Kenny de Schepper - Double faute

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