Un lundi à Monte-Carlo

Bref. J’étais à Nice et j’avais rien prévu de mon lundi.

Alors je me suis dit que j’irais bien faire un petit tour à Monte-Carlo. J’ai pris le TER de 10h juste à temps. La vue sur la mer pendant le trajet était sympa. Une fois arrivé, j’ai acheté mon ticket. 23€ pour 4 matchs sur le Court des Princes. Je me suis dit que c’était plutôt honnête. Puis j’ai voulu me prendre un café avant d’aller dans les tribunes. A 2,60€ l’expresso, c’était moins honnête.

Je me suis installé pour Kohlschreiber-Bolelli. La terre battue était impeccable. Il faisait un temps idéal. Y avait plein d’Italiens partout. Ils criaient souvent « Forza Simo ! ». Mais je sais pas s’il les entendait. Derrière moi, c’était la mer. Et un paquebot norvégien. Au-dessus de moi, les rochers. Devant, Bolelli qui manquait de réalisme sur les jeux accrochés. Et à côté, les italiens qui continuaient de l’encourager. Mais ça n’a pas suffi.

Ensuite, c’était Paire-Montanes. Benoit a commencé son match en réussissant une amortie. Puis il a raté un coup droit, réussi une amortie, réussi un revers, raté un coup droit, réussi une amortie, raté un coup droit. Puis il a cassé une raquette, réussi un revers, réussi un coup droit, raté 5 coups droits, re-cassé une raquette. Il a perdu le 1er set, est parti aux toilettes, a réussi des coups droits, gagné le 2ème set. Après tout ça il était fatigué et il a perdu le 3ème set. Et il est parti du court avec une ambiance étrange dans les tribunes. Comme d’hab quoi.

Farniente, sieste et coups de soleil : l'enfer de Monaco

Farniente, sieste et coups de soleil : l’enfer de Monaco

Après tous ces loopings j’ai eu faim. J’ai téléphoné à mon banquier pour négocier un prêt sur 10 ans. Il m’a demandé si je comptais finalement acheter. Je lui ai répondu que j’étais à Monaco et que je voulais un Club poulet à 7,30€. Dans la queue ça parlait plein de langues. La fille à la caisse ne comprenait pas le français. Du coup j’ai parlé en anglais. Y avait des mecs en costard qui parlaient en anglais aussi. Leur histoire sur un client qui bossait pour eux avait l’air marrante. Mais je l’ai pas comprise.

Je suis allé faire un tour du côté des courts d’entrainement. Ils sont sur les hauteurs. Y avait du monde. Beaucoup de monde. Trop de monde. En fait Djokokic avait fini sa séance. Et les gardes du corps commençaient la leur. Derrière y avait Becker qui passait presque incognito. Un peu derrière y avait encore du monde. C’était Berdych. Sur le court y avait Monfils. Et un mec à casquette sur le banc d’entrainement. Et puis Janowicz et sa blonde. Ca avait pas l’air super intense.

Je suis redescendu. Y avait Ramos-Nieminen qui avait déjà commencé. Et des encouragements pour Nieminen. Je parle pas viking mais les 4 spectatrices à ma gauche avaient l’air d’être bien fanas du finnois. Sauf qu’il était diminué à la cuisse. Contre un limeur espagnol ça pardonne pas. Il est quand même sorti avec plus d’applaudissements que Ben Paire.

Pour finir c’était Bautista-Pospisil. Un morpion contre une grande perche. C’est le morpion qui a gagné. Facilement. Je me suis incrusté sur le Central pour quelques jeux de Goffin-Robredo. C’est vrai que la vue sur l’extérieur est sympa. Mais la tribune monte trop haut. On voyait pas forcément bien les échanges. J’ai bien fait d’avoir choisi le Court des Princes. J’ai pris le train du retour à 18h30. Je me suis rendu compte que j’avais pris des coups de soleil. A l’intérieur, ça parlait allemand, ça feuilletait Grazia, et ça révisait ses cours de Private Equity.

Bref, je suis allé à Monte-Carlo.

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