Wimbledon 2013 : le résumé des qualifications

Que s’est-il passé sur les terrains champêtres de Roehampton ? Retour sur quelques matchs des qualifications de ce Wimbledon 2013.

Premières

A chaque Grand Chelem ou presque, les qualifications permettent à certains joueurs de sortir de l’anonymat et de décrocher le Graal : une participation dans le tableau final d’un majeur.

Cette cuvée 2013 des qualifications de Wimbledon n’a pas dérogé à la règle, puisque Matt Reid et Bastian Knittel chez les hommes, Carina Witthoeft et Ajla Tomljanovic chez les femmes, se retrouvent pour la première fois de leur carrière parmi les 128 joueurs d’un Grand Chelem.

Pour Matt Reid, l’histoire aurait pu tourner court puisqu’il a dû sauver une balle de match lors de son premier match de qualifications, remporté 18/16 (!) au 3ème set contre Somdev Devvarman. L’australien de 22 ans, 213ème mondial, a atteint sa première finale de challenger cette saison à Sydney.

Bastian Knittel (206ème ATP) n’était pas du tout attendu à ce niveau, lui qui est plutôt habitué à évoluer sur terre battue (il a gagné son seul match de circuit ATP en carrière à Hambourg, contre Dodig en 2011). Mais l’allemand de 29 ans a su profiter d’un tableau accessible pour décrocher sa place dans le grand tableau, après 10 participations infructueuses dans des qualifications de Grand Chelem.

Sa compatriote Carina Witthoeft a également déjoué les pronostics, alors qu’elle participait à son premier Wimbledon et disputait ses premiers matchs seniors sur gazon. Après 9 sets et une victoire contre l’expérimentée Casey Dellacqua au tour qualificatif, voilà la jeune Gretchen de 18 ans dans le grand tableau du All England Club.

Enfin, attention talent, Ajla Tomljanovic débarque. La croate – qui s’entraîne en Floride – est en train de rattraper le temps perdu après une saison 2012 blanche, conséquence d’une vilaine mononucléose. Ancienne 4ème mondiale chez les juniors, où elle a remporté l’Open d’Australie 2009 en double, l’athlétique Ajla (20 ans) avait déjà atteint le 4ème tour à Miami plus tôt dans la saison, en battant notamment Julia Göerges et Andrea Petkovic. Son compte Twitter annonce de quel bois elle se chauffe : « In order to be irreplaceable you must be different. »

Eyes of the tiger

 

Tout pour l’attaque

Wimbledon, ou l’occasion de voir des attaquants et joueurs atypiques.

Après quelques mois difficiles, l’attachant Dustin Brown s’est qualifié pour son 3ème Wimbledon, après 2 participations en 2010 et 2012. Se permettant le luxe d’éliminer notre nouveau chouchou Jiri Vesely au 2ème tour, le rasta allemand tentera de remportera son premier match au All England Club, à grands coups de service-volée et d’amorties.

Pour James Duckworth, ça sera le 3ème Grand Chelem de rang. Après une invitation et un match gagné à l’Open d’Australie en début de saison, « Ducky » avait également passé les qualifications de Roland Garros, avant de perdre sèchement contre Blaz Kavcic. Avec son jeu offensif, les conditions plus rapides devraient lui permettre d’être plus à l’aise.

Quant à Michal « Scrabble » Przysiezny, il pourrait se révéler être un premier tour piégeux : c’est ici qu’il a remporté son seul match de Grand Chelem en carrière, contre Ivan Ljubicic en 2010. Très à l’aise sur surfaces rapides – il a remporté 6 challengers indoor dans sa carrière, le polonais est en bonne forme, puisqu’il s’était également extirpé des qualifications à Roland Garros (défaite au 2ème tour contre notre Richie national).

#Michal2013

 

Pouliches

On avait eu l’occasion d’assister à son match épique au 2ème tour des qualifications de Roland : le jeune américain Denis Kudla fait une excellente campagne de gazon. Le tombeur de Benoit Paire et Kenny de Schepper au Queen’s est sorti tranquillement des qualifs, et participera à son 4ème Grand Chelem. Il intégrera vraisemblablement le top 100 après la quinzaine londonienne. Il affrontera d’ailleurs…James Duckworth au 1er tour.

Enfin, comme son pote Cedrik-Marcel Stebe, Jan-Lennard Struff (23 ans, 116ème ATP) a un prénom pourrave, mais il pourrait bientôt se faire un nom. Doté d’un bon service et de puissants coups de fond du court, l’allemand est par contre encore fragile mentalement : il a perdu ses 6 finales de challengers disputées en carrière, une statistique à faire pâlir d’envie Julien Benneteau.

Guten tag, je m’appelle Jean-Léonard, j’ai 12 ans et je joue au tennis.

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